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Résilience Inondations

15 Juillet 2016

CRUES ET INONDATIONS : LES ENTREPRISES DOIVENT CO-CONSTRUIRE LA CONTINUITE D’ACTIVITE

L’opération Sequana 2016 menée en mars dernier était prémonitoire : la Seine a connu une crue exceptionnelle au mois de juin, atteignant 6 m 10. Pour évoquer les répercussions sur les entreprises, et aborder la continuité d’activité, l’AMRAE était sur BFM TV jeudi 2 et vendredi 3 juin. Résumé.

Lorsque les risques surviennent, l’AMRAE est dans le collimateur des médias. Invitée deux fois sur BFM TV pour aborder la gestion de crise et de risques tels que les inondations ou la crue de la Seine, l’Association pour le Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise a développé et diffusé ses conseils à destination des entreprises.

L’AFA (Association Française de l’Assurance) a évalué le montant des dégâts des inondations en France à 600 millions d’euros ; un chiffre qui s’explique par « des stocks détruits, des installations endommagées, mais aussi des conséquences financières moins visibles, comme la perte d’exploitation », expliquait Bénédicte Huot de Luze (sur BFM TV le vendredi 3 juin).

Dans ces conditions, le rôle de l’AMRAE est crucial pour « permettre aux adhérents d’échanger, dispenser des bonnes pratiques professionnelles, et accompagner la résilience des entreprises ». Invitant les Risk Managers à « revoir leurs contrats d’assurance accompagnés de leur courtier et d’experts », la Déléguée générale de l’AMRAE a martelé un mot d’ordre, « la prévention » en amont pour anticiper des sinistres et leurs conséquences.

Co-construire la continuité d’activité

La veille, Benoît Vraie était lui aussi l’invité de l’émission « Les décodeurs de l’info » sur BFM Business. Le Président de la Commission « Intelligence économique, Crises et PCA » de l’AMRAE a souligné l’importance de cet épisode météorologique d’exception pour tirer des leçons : « C’est une sorte de répétition générale qui doit servir à éclairer les esprits et à sensibiliser les dirigeants d’entreprise et la population (salariés et citoyens) ». Celui qui est aussi Maître de conférences à l’université Paris I – Panthéon La Sorbonne a rappelé que « les grandes entreprises sont bien préparées à ce genre de crise, elles ont des Risk Managers dédiés à ces problématiques et échangent avec l’Etat », mais alertait sur le danger encouru par « les petites et moyennes entreprises, qui ont des ressources limitées pour la gestion des risques, et sont plus vulnérables : en cas de crue centennale, 800 à 850 000 PME pourraient péricliter ».

Cette « répétition générale » doit donc selon B. Vraie servir à « établir une vraie gouvernance des acteurs impliqués dans une crue ». Développant l’idée forte d’une « co-construction de la continuité d’activité entre partenaires publics et privés », le spécialiste de la gestion de crise estimait que « des solutions vraiment opérationnelles devraient être mises sur la table d’ici 4-5 ans ». Cela ne pourra se faire que via une « sensibilisation » forte de tous ces acteurs.

Et, si le pire arrive, l’entreprise aura pris soin de préparer un Plan de Continuité d’Activité en amont, pour permettre la poursuite de l’activité dans un environnement modifié.

 

PODCASTS DES EMISSIONS :

- Benoît Vraie : "Les décodeurs de l'éco" (BFM Business le 02/06/16)

- Bénédicte Huot de Luze : "Inondations : quelles conséquences pour les entreprises ?" (BFM TV le 03/06/16)

 

Retrouvez les travaux de la Commission « Intelligence économique, Crises et PCA » de l’AMRAE (réservé aux adhérents connectés) :

- « Crue centennale de la Seine : quelle approche des catastrophes naturelles ? »

- « Le risque inondation » (avec la SNCF)

- « Organisation de la gestion de crise, les spécificités franciliennes » (avec la Préfecture de police de Paris)

 

Fiche-conseil de l’AFA sur la prévention/gestion du risque inondation pour les entreprises : cliquez ici

 

- Le plus gros sinistre Cat Nat depuis la création du régime en 1982 ? La modélisation par CCR de ces événements et les informations collectées sur le terrain conduisent à estimer que le montant total des dommages assurés devrait être compris dans une fourchette centrale de [900 millions – 1,4 milliard] €, comme l’a communiqué l’Association Française de l’Assurance (AFA). La moitié au moins de ce coût devrait être à la charge de CCR.

Découvrez la modélisation détaillée des inondations de mai-juin 2016 par la CCR.

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